Pérou
Voyage au Pérou
Du ………… 2017
xxx Kms
Que du soleil
Le Parcours
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J-2 : xx juillet 2007, Débarquement chez Greg et Aurèlie
Préparatifs
Après une journée de préparatifs mouvementes, départ de Blois aux environs de 18h. Arrivée aux Vallées vers 20h30. C’est anniv’ d’Aurèlie, vive les bulles !!!J-1 : xx juillet 2007, Craquage au vieux campeur…
Préparatifs
Grasse mat’ bien méritée avant un bon brunch à la Chabasse-Robelet. Départ pour le vieux campeur ou on va passer l’après-midi !!!
Quelques vêtements séchage rapide, deux vestes goretex, deux duvets d’expédition polaire, un sac pour olivier, une popote, une moustiquaire, des pochettes secrètes pour nos soussous, un réveil de voyage…. Et 4 heures plus tard, nous voici équipés…pour un bon resto chez Fernand ! (Ben oui, l’anniv’ d’Aurèlie, il dure plusieurs jours !!!). On y retrouve Greg et Aurèlie, Anne, et Véro et Antoine pour une soirée gastronomique.
Balade digestive jusqu’à saint Lazare sous les pétarades du 14 juillet.
Organisation des sacs…il est 3h30…dodo!
Jour J : xx juillet 2007, Top départ !
Départ
Réveil : 4h00…petite nuit !!! mais bon, on a 17 h d’avion à tuer…
Le taxi nous attend. C’est un ancien prisonnier de banlieue reconverti qui nous lance dans des grandes discussions politiques…Le voyage commence ! Arrivée à Orly : bien sûr, personne! il faut arriver 2 heures en avance mais le personnel des compagnies arrive plus tard ! On finit par embarquer…décollage direction Madrid. Une heure d’avion et même pas un p’tit dej’…les rapiats ! La gastronomie de Fernand est déjà loin !!! Arrivée à Madrid. Sauves: on a trouvé des toffeffees au duty-free !!!
Après 4 heures d’attente comateuses à Madrid et une résa d’hôtel à Lima, enfin, on décolle pour de bon !
Trop de nuages pour admirer les paysages alors dodo (enfin), lecture et courbatures.
Arrivée sur la cordillère avec le coucher du soleil …il y a tellement de nuages plus bas qu’on dirait la mer!
C’est booooo!
Malheureusement, en dessous, il y a Lima…dans la nuit! On monte dans un taxi officiel de l’aéroport en lui demandant de nous emmener à notre résa…comme il ne connait pas l’adresse, on appelle…mais il n’y a personne…on a dû se tromper de date avec le décalage horaire, personne ne nous attend…comme il connait Lima comme sa poche, il nous indique un hôtel dans le même quartier. C’est parti !
On n’a plus trop de repères temporels mais on est un peu explosé. Donc on déballe les sacs et au lit !
Jour 1 : xx juillet 2007, Lima
Petit dej’ a l’hôtel puis départ à pied pour les compagnies d’avion intérieures. On n’a pas envie de rester longtemps à Lima et les bus on été bloques toute la semaine précédente par les grèves des profs (Ah, ces profs!). On a donc décidé de rejoindre directement Cusco par avion. On prend des billets pour le lendemain matin.
On prend ensuite un taxi pour aller visiter le centre de Lima (ça ne coute vraiment rien les taxis ici!).
Sur la place centrale, relève de la garde nationale sur l’air Del condor passa, c’est un peu décalé…on se trouve une cantina pour déjeuner dans le quartier chinois : il n’y a que des locaux. On mange une assiette pantagruélique pour 2 euros : mélange d’escalopes de poulet, de bananes flambées, de riz, de frites, de crudités et d’œufs au plat…
Visite d’un monastère et de ses catacombes…
On assiste à la fête de la vierge : assez impressionnant : une quarantaine d’hommes portent un socle énorme sur lequel se trouve une statue de la vierge en question. Les femmes précédent le cortège recouvertes de dentelle blanche, chantant et brulant de l’encens…
Comme les musées sont fermes le lundi, on part visiter les quartiers sympas de la périphérie de Lima qui se trouvent en bord de mer. Grande balade à pied avant de partir en quête d’un petit resto. On veut manger du ceviche, un plat typique à base de poisson ou de fruits de mer marines. On demande à un taxi de nous emmener au resto sélectionné dans nos guides…il nous dépose…mais le resto n’existe plus! Décidément ! heureusement, on est à 100 m d’un autre resto beaucoup plus gastro mais ma foi, cela nous a permis gouter aux spécialités locales sous leur meilleur jour…
On goute le Pisco Sour, l’apéro local à base d’une sorte d’eau de vie, de jus de citron vert, de blanc d’œuf et de sucre de canne…super bon! puis ceviche (on l’a eu quand même) et lomo saltado (morceaux de bœuf saute avec des oignons et tout plein d’épices).
Retour à l’hôtel.
J2 : xx juillet 2007, Cusco
Réveil 4 h00…mais quand
est-ce qu’on se fait une grasse mat’ ???
On avait rappelé notre taxi officiel de l’aéroport : il nous attend en bas de
l’hôtel.
Formalités assez rapides puisqu’il ne s’agit que d’un vol intérieur…et trajet en sens inverse : on sort du brouillard pour retrouver le soleil sur la cordillère …
Arrivée Cusco : il est 7h30, la journée est à nous !
On a repère dans les guides quelques hôtels qui nous semblent sympas et on part en quête du premier, histoire de se débarrasser le plus vite possible de nos gros sacs …
Le premier ou on s’arrête à l’air super…mais ne rentre pas vraiment dans notre budget ! La dame de l’accueil adorable a dû avoir pitié de nos mines déconfites à l’annonce du prix de la chambre et nous a conseillé un hôtel un peu plus loin tenu par des français…
Quelle aubaine! On est accueillis comme des rois par Mélanie, 30 ans, qui a monté cet hôtel avec son mari il y a 4 ans. Il lui reste une chambre, on pose les sacs et elle nous donne tous les bons plans pour explorer la région dans les jours qui suivent en nous offrant évidemment un mate de coca ! Et oui, on vient de passer sans transition du niveau de la mer à 3300 m d’altitude…et la quantité d’oxygène dans l’air n’a plus rien à voir…elle nous dit qu’on ne ressent pas les effets tous de suite mais qu’au bout d’une heure ou deux, ça peut être surprenant : mal au crane, difficultés respiratoires … la feuille de coca est beaucoup utilisée par les péruviens : ils la consomment en infusions (mate de coca) ou bien la chiquent : Ca dilate les alvéoles pulmonaires et on respire comme après une piqure d’EPO (enfin presque) , ça fait digérer, ça diminue le mal de crane…enfin, le remède miracle! Pour plus de détail, c’est aussi avec ces feuilles qu’on fait la cocaïne… (mais il en faut des tonnes!) et le coca cola!
On y rencontre aussi Julien, un autre français en vadrouille qui voyage seul. On part donc tous les 3 faire toutes nos réservations, armes des plans griffonnes de partout par Mélanie…
Première étape, réserver le train pour aller au Machu-Picchu et acheter notre billet d’accès au site : c’est limité à 2000 visiteurs par jour pour la protection du site et il faut parfois attendre plusieurs jours avant d’avoir une entrée. On a de la chance, on obtient un billet de train pour le lendemain et une entrée pour le surlendemain au Machu-Picchu … Voilà une bonne chose de faite!
Déjeuner et mate de coca dans un bar à tapas - pas vraiment typique mais très bon et très déco…
On part ensuite à la découverte du marché central … un mélange des souks marocains et de la soupe populaire…on ne tentera pas de déjeuner ici…pas dit que notre estomac y résisterait!
Julien rentre à l’hôtel : Il commence à sentir les effets de l’altitude… Petite ballade Cuscosienne pour nous et premières visites de musées pleins de poteries, de masques bizarroïdes, de bijoux incas…
Diner extra a la grange, un resto tenu par des allemands exiles qui font eux même leurs produits laitiers et qui confectionnent des petits plats péruviens succulents avec toute l’hygiène européenne : on ne se demande donc pas avec quoi ont été lavées les crudités et on se régale!
Retour à l’hôtel - petite camomille avec julien et Mélanie (la camomille c’est pas bon mais la coca avant de se coucher, c’est comme le coca…)
Dodo
J3 : xx juillet 2007, Découvertes sur la route du Machu-Picchu
Petit dej’ super copieux avant notre départ sur la route du Macchu Picchu. Mélanie connait un taxi qui a l’habitude de faire ce trajet et lui a demandé de venir nous chercher à 9h.
Notre taxi est adorable et n’arrête pas de nous expliquer des tas de trucs… A force d’entendre parler espagnol, Olivier tente même des bouts de phrases. La communication est lancée!
Premier arrêt dans un petit village a 3800 m d’altitude, tout en escaliers : Chinchero…on visite doucement! des tissages et des tissages encore, des maisons en adobe (mélange de terre et paille) et une église coloniale ultra chargée évidemment. On se perd davantage dans nos premières ruines incas, des terrasses surtout, dont les murs de pierre parfaitement réalises nous impressionnent.
Deuxième arrêt presque irréel : site de Monay. C’est un lieu de cultures expérimentales incas. Des cuvettes naturelles sont aménagées en terrasses concentriques ce qui permettait de savoir à quelle altitude les plantes cultivées étaient le plus adaptées…
Troisième arrêt complètement surréaliste : les salinas. Une source d’eau extrêmement salée coule de la montagne que les habitants ont aménagé en dizaines de petites plateformes. Avec un système de canaux, ils amènent l’eau salée au niveau des plateformes, laissent évaporer 4 jours et récoltent le sel pour leur consommation ou celle du bétail…on dirait les teintureries de Fès a l’échelle d’une montagne et en tout blanc… (OK, on mettra une photo).
On traverse ensuite des petits villages ou des plastiques roses sont accroches au bout de bâtons aux portes des maisons. Le taxi nous explique que cela signifie qu’on peut y acheter de la chicha : une boisson alcoolisée maison qui se fait à partir de mais fermente…on a lu dans un guide que dans certaines régions, les femmes la fabriquent en mâchant les grains de maïs et en les recrachant avant de laisser fermenter…on n’essaiera pas!
Arrivée à Ollantaytambo - c’est le terminus pour notre taxi - c’est ici qu’on prend notre train en direction du Macchu Picchu. On visite les ruines incas toujours aussi fascinantes avec leurs grands escaliers, leurs système d’irrigations parfaits et toutes leurs légendes…
Un repas simple bien mérite (il est tard et on a l’estomac dans les talons) avant une rapide visite du village (le taxi est parti et on a récupéré nos sacs…). On décide donc d’aller s’installer avec un bon bouquin et deux ou trois mate de coca dans le troquet de la gare en attendant notre train.
20h15. Départ pour Agua callientes ou on doit passer la nuit - train assez confortable mais sans lumière…on a donc discute avec un chilien en voyage sans se voir pendant 1h30…
Arrivée 22h…on se fait alpaguer par une péruvienne qui semble très décidée à nous caser dans son hôtel. C’est propre, ce n’est pas cher, on est crevés, …vendu!
Dodo
J4 : xx juillet 2007, Machu-Picchu !!!
Réveil 4h15 (mais c’est quoi ces vacances ???)
On est les premiers au guichet pour prendre le bus de 5h30… (Et il pleut !!!) On est dans le premier bus qui monte au site, on est les premiers à entrer dans l’enceinte gardée de ce lieu magique… bref, on a découvert le macchu picchu !!!
C’est incroyable la sensation que dégage ce lieu qu’on a déjà vu 50 fois en photo…c’est grisant! Tout est parfait : le cadre, les constructions, les couleurs, …on a l’impression que ça vit toujours.
Remis de nos émotions de la première vision, on part errer dans les ruines avant de s’attaquer à l’ascension du Waini picchu dont l’accès est limité à 400 personnes par jours…autant dire que pour ceux qui ont fait la grasse mat’, c’est foutu!
On est les premiers en haut (on a attrapé le virus conquistador…) et on savoure la vue, tous seuls dans ce paradis…même la pluie s’est arrêtée, on savoure.
Descente sur le site, on s’attaque à la visite plus détaillée des ruines, armes de nos guides…avant l’arrivée des circuits organises qui ne font pas lever les gens à l’aube. C’est chouette!
10h30, les groupes commencent à arriver et on a super faim (le petit dej’ est déjà loin). On va s’empiffrer un “hamburger macchu picchu” pantagruélique a la buvette de l’entrée.
Retour dans les ruines: on finit notre visite détaillée…ça commence à grouiller de monde et ce n’est plus possible de prendre une photo sans avoir 30 touristes dessus…Il est temps pour nous d’aller nous poser tranquillement sur une des terrasses qui fait face au village…on prend des photos, on bouquine, on grignote au milieu des lamas qui font des cabrioles… on regarde les touristes qui partent, le site qui se vide peu à peu sous la lumière qui devient moins forte…un petit coucher de soleil et il est temps pour nous de redescendre…on rejoint le dernier bus…on pourra dire qu’on en a profité au maximum!
Retour à l’hôtel - bonnes douches chaudes- bon petit resto pour se remettre des sandwichs de la journée…dodo !
J5 : xx juillet 2007, Retour sur Cusco
lever 7h…pas d’eau chaude,
tant pis, on s’est douches hier soir…
départ pour le train qui doit nous ramener vers Cusco…curieux, il n’y a que
nous sur le quai…Apres 5 minutes de doute, on finit par interroger une passante
qui nous explique qu’il y a deux gares a Agua callientes et que le train du
matin part de l’autre…heureusement que les villages ne sont pas grands!…
Terminus a Ollantaytambo…faut maintenant qu’on trouve comment rentrer a
Cusco…on rencontre sur la place principale un policier super sympa qui nous
explique qu’il n’y a pas de bus direct…faut prendre un collectivo (minibus)
jusqu’à un premier village et là, il y aura un vrai bus…
Le chauffeur charge donc nos sacs sur le toit avec deux ou trois sacs de légumes,
une bicyclette et on ne sait quel autre bric à braco…c’est parti…on est 12 dans
le collectivo (4 touristes)…autant dire que l’espace vital de chacun est réduit….apparemment
pas aux yeux du chauffeur puisqu’il continue à s’arrêter à chaque carrefour
pour prendre tous ceux qui lèvent la main…parfois pour faire 500 m…en fait,
c’est le métro de la campagne andine!…y compris concernant la densité aux
heures de pointe…on a fini à 21 dans son mini bus!!!
Contents de changer d’air, on trouve facilement le vrai bus au bled suivant et
on prend (très) lentement le chemin du retour…
Apres une pause rapide chez Mélanie pour déposer les sacs, on va se faire un
petit repas : l’occasion de gouter de l’alpaga…rien d’extraordinaire…un peu
fort…bref, ça ne vaut pas du bœuf!
deux musées , un peu de lèche-vitrine , et on retourne à l’hôtel chercher
Julien pour diner…
Apres notre incontournable de mate de coca avec Mélanie, départ pour la
grange…on découvre de très bons vins chiliens et la quinoa, une petite céréale
de la taille de la semoule mais en plus tendre qu’ils utilisent un peu partout
( taboulé, accompagnement comme la semoule ou bien encore dans le chocolat,
comme le riz).
Petite soirée jazzi au bar le nomade, tenu aussi par des français, devant des
supers jus de fruits presses et rhums macères…
Retour à l’hôtel…Mélanie nous a mis des tuiles aux chocolat et aux noix de
cajou sur l’oreiller pour notre lune de miel…c’est vraiment adorable…et trop
bon!!!
J6 : xx juillet 2007, Environs de Cusco
Lever tranquille…petit dej’
copieux - julien part à son tour pour le Macchu Picchu - et nous on va visiter
les environs de Cusco. Mélanie n’a plus de chambres libres pour le soir mais
nous dit qu’il y a des chambres dans l’hôtel a cote- on part tranquilles.
Bus pour Pisac…Un nouveau village inca nos y attend: la vue est
superbe,(autrefois, ils savaient placer leurs villes!), le temps au beau fixe
et on commence à se sentir chez nous dans cet univers.
Une heure et demie plus tard, on prend un taxi pour nous déposer au point touristique suivant : Tombo Machay - le bain de l’Inca ou il venait pour des rituels importants-. Etant donnée la proximité des sites suivants, on décide de faire le chemin à pied…jolie ballade a plus de 3000 m d’altitude: Puca pucara - la forteresse rouge- puis sacsahuaman - une forteresse inca impressionnante par la taille incroyable des blocs qui constituent ses murs…toujours parfaitement ajustes évidemment.
On reprend un taxi pour
arriver à Cusco avant la fermeture du dernier musée qu’on voulait voir - le monastère
de Qoricancha - le plus célèbre lieu de l’empire inca, temple du soleil ou tout
était en or : les trônes, les arbres, les statues…bien sûr, les espagnols ont
tout pique et construit un monastère par-dessus mais lors du tremblement de
terre de 1950, une partie du monastère s’est effondré alors que les murs incas
ont résisté (ah, les construction modernes…). On visite donc un endroit assez
surprenant ou se mélangent deux époques et deux histoires…
Bon, on n’a pas eu le temps de manger mais on a fini nos visites cuscosiennes…
on a bien mérité d’aller se boire un verre au 5 Etoiles du coin, histoire de
passer un peu de temps dans cet ancien monastère magnifique…
Retour chez Mélanie pour une dernière séance de “papotage - mate de coca” avant
de partir avec toutes nos petites affaires a l’hôtel d’a cote - on se sent
moins à la maison mais on a quand même récupéré une chambre au dernier étage ,
sur la terrasse…vue superbe sur la ville qui tombe dans la nuit…trop chouette!
Dernier repas à la grange…le patron a bien repéré qu’on venait tous les soirs,
et, sympa, il nous annonce un peu penaud qu’il est ferme le dimanche (le
lendemain)…bon, ça tombe bien, on part!
J7 : xx juillet 2007, Cusco - Puno
Lever un peu à la bourre…on a
trop bien dormi…du coup pas le temps pour le p’tit dej’…
On attrape un taxi en bas de l’hôtel et on va prendre le bus qui doit nous
emmener a Puno, au bord du lac Titicaca.
Olivier part en quête d’une
boulangerie pendant que j’enregistre les bagages et on a juste le temps de déguster
notre ” Pain - Nutella-en-tube” avant le départ.
On a choisi une compagnie un peu plus chère que les autres parce qu’elle avait
des bus confortables…et surtout parce que les bus s’arrêtent en chemin dans les
endroit intéressants au lieu d’avaler les km… La mauvaise nouvelle, c’est que,
du coup, il se sont sentis obligés de nous faire accompagner par un guide qui
n’arrive pas à lâcher son micro…vive le iPod pour profiter des paysages
tranquilles!
On parcourt donc de façon assez confortable cette longue étape entrecoupée des
visites d’églises, de sites, de musées. Et de pauses commerciales inévitables
au cas où on n’aurait pas assez vu les tissages (toujours les mêmes) surcharges
d’alpagas brodes dans tous les coins…
L’arrivée sur l’altiplano reste quand même le temps fort de la journée…on a dépassé les 4000m d’altitude et tout est plat !!! les villages se succèdent dans un paysage qui semble infini et on croise des troupeaux entiers de lamas ou d’alpagas (on n’a pas encore bien compris la différence…) - encore une étape hors du temps…On adore!
Une heure avant l’arrivée a
Puno, on traverse la ville ou se trouve l’aéroport de la région :
Juliaca…changement de décor : rien n’est fini, tout est sale, on dirait une
ville-fantôme-industrielle-coupe gorge…pour fini le tableau, notre guide
murmure “muuuuuy pelllligrosoooo” avec une voix d’outre-tombe dans son
micro…..bref, étape suivante, por favor!
Arrivée a Puno, lac Titicaca en fond de décor…super décevant…un Juliaca en plus
soft…c’est moche et on ne va pas y faire de vieux os…
A peine sortis du bus, on se fait sauter dessus par 15 taxis en manque de
clients…insupportables! Olivier en renvoie bouler 2 ou 3 pour qu’on puisse
discuter tranquillement avec deux autres français eux aussi en stand bye. On
finit par monter dans un taxi moins hystérique que les autres - direction hôtel-
complet…pas de bol! on part à pied à l’hôtel le plus proche…plus cher mais tant
pis… Youpi, ils ont une chambre libre ! Dans l’entrée gros feu de cheminée- on
est scotches devant (mais ça caille dans ce pays !) pendant que le gars de
l’accueil nous annonce qu’on va avoir une chambre de rois…avec un lit assez
grand pour y jouer au foot…bon, il n’a pas trop le sens des proportions mais on
a effectivement un lit immense, une chambre chauffée et une baignoire-douche
avec de l’eau ultra chaude à toute heure….ca y est, on est bien a Puno!
On ressort tout de suite manger avant que le thermomètre ne descende trop
bas…et grosse nuit dans notre lit de roi…
J8 : xx juillet 2007, Clapotis clapota sur le Titicaca…
Lever 5h30…c’est toujours
rude mais la douche ultra chaude nous remet d’aplomb…Le petit déjeuner buffet
nous réveille complétement- la table doit faire 10 m de long, y’a des pains de
toutes sortes, des pancakes, des fruits, des salades de fruits, des jus de
fruits presses (évidemment) des omelettes, du jambon, du fromage…et du vrai
beurre sale!!! le tout au dernier étage de l’hôtel ou on voit le soleil se
lever sur le Titicaca…ça ferait presque oublier Puno autour!
Fin du rangement des sacs et taxi pour le port…on n’a pas choisi d’agence pour
organiser notre petit séjour Titicaca car les guides disent qu’elles exploitent
les habitants des iles…sauf qu’il va donc falloir se débrouiller tous seuls…
pas de problème! à peine sortis du taxi, on se fait sauter dessus (c’est quoi
cette manie ici???) par 3 capitaines en déroute qui nous proposent un séjour de
2 jours : iles flottantes, ile d’amantani, dodo a Amantani, lendemain visite de
l’ile de Taquile et retour a Puno. On avait prévu de dormir a Taquile mais
Amantani semble plus authentique et nos trois pépères sont des habitants de
l’ile d’amantani, nous qui voulions faire travailler les locaux, on est servi !
après une rapide inspection du bateau ( tout de même) , nous voici embarques!
Départ assez comique : le second nous distribue des gilets de sauvetage en nous
demandant de rester assis…mais en précisant a chacun que c’est pour ne pas
avoir d’amende…il récupèrera tout son barda 10 min plus tard en disant qu’on
peut s’installer sur le toit si on veut une meilleure vue!!!
population super cosmopolite sur notre rafiot : 5 espagnols qui se croient un
peu chez eux, un couple d’espagnols pas trop loquaces, un américain un peu seul
qui ne demande qu’a papoter ( en anglais bien sur…), un couple de néozélandais
adorables qui parcourent l’Amérique du sud pendant 6 mois avant d’aller bosser
en Angleterre, 2 sœurs suisses d’une vingtaine d’années qui relient lima à
Buenos Aires en 6 semaines ( mais qui se font plutôt un séjour “tourista” jusque-là…)…et
bien sur des habitants d’amantani qui rentrent chez eux et passent la traversée
à tricoter…
On s’éloigne peu à peu de Puno et le Titicaca devient tout de suite plus sympathique…on traverse des grandes étendues de roseaux avant d’arriver aux Uros : les iles flottantes. Les habitants fabriquent des plateformes en roseaux sur lesquelles ils construisent leurs maisons. On a l’impression de marcher sur de la mousse…
Départ pour Amantani. Les roseaux ont disparu et on navigue maintenant au milieu des montagnes enneigées. On a nos gros blousons et nos lunettes de soleil, de la crème solaire et nos bonnets…
Arrivée à Amantani vers midi. Ici, pas de restaurant, pas d’hôtel. Les touristes sont repartis entre les familles de l’ile selon un système de rotation qui permet à chacun d’y trouver son compte. On suit dons la femme que nous désigne le chef de camp : Maxima.
Elle nous demande si on veut manger. On dit oui avant de comprendre qu’elle ne fait à manger que pour nous. Eux vivent avec le soleil, ils sont donc debout depuis 5h du matin… (il n’y a pas l’électricité sur l’ile. Un président leur avait installé mais ils n’ont pas vu l’intérêt de payer pour ça…). Arrives a la maison, elle nous montre notre pièce - simple mais on sent qu’ils ont du faire un effort pour rassembler autant de couvertures et un matelas…étant donne ce avec quoi ils vivent…on se dit que si on ne ressort pas de la avec une turista carabinée, c’est que nos intestins seront prêts a tout supporter…pas que l’on soit chez des gens sales, bien au contraire, on voit qu’ils sont soucieux de leur intérieur, et de bien faire les choses de façon générale, avec nous, avec leurs enfants… mais sans eau courante, sans électricité, avec une cuisine ou on ne tient pas debout et où il faut travailler par terre…les exigences d’hygiène sont forcément d’une autre dimension…
Heureusement, ils mangent beaucoup de soupe ici (ça bout!) et ils ne doivent pas avoir suffisamment d’argent pour acheter de la viande puisqu’ils ne nous en ont jamais servi…ça limite les risques…
Après notre petit festin, départ pour l’exploration de l’ile. C’est chouette, y’a partout des femmes et des enfants qui gardent des troupeaux, des petites criques… (qui ne donnent cependant pas envie de se baigner…problème de gestion des déchets…), des cultures en terrasses, des petites places… vers 17 h, tous les habitants se mettent à table…il doit rester une heure de soleil…soit en famille, soit en genre de soupe populaire, les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Nous, on est partis voir le coucher du soleil au sommet de l’ile…c’est super beau, un peu aride…on ne tarde pas à se retrouver au milieu de tous les touristes de l’ile, les seuls qui ne sont pas en train de manger …
On décide de redescendre pour ne pas perturber maxima avec note heure de diner mais de toute façon, elle ne semble pas décidée à nous faire manger par terre avec eux…tant pis.
Après un petit foot avec les trois enfants encore à la maison (ils sont 9 en tout), on se fait donc servir le diner dans notre suite et on dit bonne nuit. Va pour le matelas mais on va quand même dormir dans nos duvets….
J9 : xx juillet 2007, Amantani- Taquille - Puno
Réveil de bonne heure mais vu
qu’on s’est couche avec les poules, tout va bien.
Maxima est debout depuis longtemps et nous a concocte des sortes de beignets de
patate-œuf-lait supers bons.
On range nos affaires après une petite toilette-lingettes (parce-que la bassine
d’eau qu’on nous a mis dans la chambre, on ne sait pas trop si elle a été récupérée
près du mouton crevé dans le port ou pas…bref, on fait nos chochottes quoi). On
paie Maxima pour son super accueil (elle en embrasse les billets…on a donné que
l’équivalent de 15 euros avec la nuit et les 3 repas pour 2…mais c’est vrai
que, étant donne leur mode de vie, ça doit leur faire beaucoup d’argent d’un
coup…) et on est de retour sur notre rafiot.
Escale a Taquile.
On comprend tout de suite pourquoi les touristes vont plus ici. Des restos partout et même des hôtels…rien à voir avec le calme d’Amantani…même si ça reste très beau .et toujours sans aucune voiture.
Retour sur le bateau…on fait 10 m et le moteur s’arrête…oups…bon, on ne sait pas trop ce qu’il y a puisque les matelots parlent en Quechua, comme tous les habitants d’Amantani, mais apparemment, y’a de l’eau dans un tuyau ou ca ne devrait pas…Bref, notre mécano en chef tape un peu partout avec son tourne vis, vide des seaux d’eau , calle des câbles avec des chiffons…ca toussote, ça siffle , ça se traine puis ça repart…il faudra quand même vider l’eau qui sort d’on ne sait ou jusqu’à l’arrivée a Puno…ce sont nos deux pauvres néozélandais qui se sont fait embaucher…
On rejoint Julien dans un bar internet ou on s’était donne rendez-vous a Cusco
pour partir vers la Bolivie ensemble…on n’est pas du tout à l’heure convenue
mais on est tous là en même temps!!!
Achat de billets de bus pour le lendemain - direction Copacabana - toujours au
bord du Titicaca mais cote Bolivie.
Apres un essais très infructueux d’achat de chocolat bolivien (il nous a fallu
trois kit kat pour nous en remettre), on décide d’aller s’installer devant la cheminée
de notre hôtel avec une bonne mate de coca en attendant le diner…bonheur…
Diner dans un resto très design ou Olivier se lance dans l’expérience culinaire
du fameux Cui (cochon d’inde rôti)!!! …qui, finalement, ne vaut pas un bon
poulet…
Retour à l’hôtel…frigorifies! On se fait couler un bain ultra chaud …c’est ça
le luxe!
J10 : xx juillet 2007, : Puno - Copacabana
Après un petit déjeuner pantagruélique, nous voici partis pour Copacabana.
On longe le lac Titicaca pendant tout le voyage…on profite du paysage…
Passage de la frontière - change - guichet 1 - guichet 2- changement d’heure - et c’est reparti
!
Arrivée à Copacabana, on s’installe dans un petit hôtel et on part en quête d’une bonne truite à se mettre sous la dent… On est affamé mais en Bolivie, il ne faut jamais être trop presse…
On part ensuite à la découverte du village…c’est vraiment un endroit sympathique pour passer un moment calme au bord de l’eau…de l’artisanat toujours, des petites places, et des terrasses partout pour lézarder avec un bon bouquin… on profite!
Petit diner de truite toujours (savoureuses) avant d’aller s’installer dans un bar ou il doit y avoir un concert. Ambiance “comme-à-la-maison” : des canapés, des gros cousins, des couleurs chaudes et des super jolies peintures aux murs… On voit que les peintures sont à vendre, comme on aime, on demande les prix, et on nous envoie le patron…pierre, un nouveau français de 30 ans en exil ! On discute tout un moment, il est marié à une argentine, passionne de musique (saxo) et de peinture, il s’est installé ici, a monté ce bar, y fait des concerts tous les soirs et y expose ses peintures… on reviendra le lendemain revoir les peintures de jour et on le laisse préparer sa soirée. On déguste les succulents chocolats chauds dans une atmosphère musique des Andes revisitée version jazz…super soirée !!!
J11 : xx juillet 2007, Gla-gla sur le Titicaca…et île du soleil.
Réveil difficile because pas d’eau chaude dans la douche… (on se disait bien qu’il n’était vraiment pas cher cet hôtel…) et à 4 000 m d’altitude, pas de douche froide avant le lever du soleil sans risque d’hypothermie…
Petit dej’ rapide à l’hôtel et départ pour le port de Copacabana, à 100 m de l’hôtel : c’est vraiment tout petit ici, tout se fait à pied. On achète nos billets pour le bateau qui va sur l’île du soleil et, comme on est presque les premiers, on est tous contents de pouvoir s’installer sur le toit du bateau…à nous la belle vue !!!
Une demi-heure plus tard, le capitaine doit être satisfait de son chiffre d’affaire puisque le bateau est bondé et qu’il se décide à partir…On passe devant une sorte de port militaire…qui n’est autre que la base de la marine bolivienne! Depuis que le Chili leur a piqué leur accès à la mer, les militaires de la marine nationale s’entraînent sur le lac…on ne leur souhaite pas d’avoir un jour à affronter l’océan !!!
Le problème, c’est que le soleil, lui, ne semble pas décidé à montrer son nez…malheureux premiers victorieux sur le toit…qui se sont serrés-collés pendant 2 heures de traversée pour ne pas finir surgelés…
Bref, on a signé pour la journée alors (après une bonne mate de coca bouillante…), on part pour une ballade qui devrait finir de nous réchauffer : le bateau nous laisse au Nord de l’île et nous récupère 5 heures plus tard au Sud. Finalement, le soleil apparait et la randonnée est vraiment chouette. L’île est très aride et quasiment inhabitée…En fait, les habitants sont quasiment tous regroupés au Sud puisque tous les touristes qui dorment sur place y sont débarqués…Ils tiennent de nombreux hôtels ou restaurants. Nous voici donc partis pour 4 heures de rando au milieu des criques désertes, des forêts d’eucalyptus, des ruines Incas : pour eux, c’est sur cette île que le Dieu viracocha et premiers Incas sont apparus mystérieusement à la demande du soleil ; aujourd’hui encore, cette légende correspond à l’histoire de la création pour certaines communautés péruviennes et boliviennes. Tout ça nous a ouvert l’appétit mais personne ne nous avait prévenu qu’on ne trouverait rien à manger avant le sud de l’île! On s’est donc jetés dans le premier resto du Sud qu’on a croisé! …fabuleuse truite grillée avant de rejoindre le bateau. Retour sur le toit et avec le soleil…yabon!
Retour à Copacabana.
On retourne chez Pierre voire les peintures de jour…vendu!
resto
Dodo
J12 : xx juillet 2007, Copacabana - La Paz.
Toujours pas d’eau chaude…c’est la fête de la lingette!
On doit prendre aujourd’hui le bus pour La Paz. Apparemment, y’a des petits collectivos (mini bus) à peu près toutes les heures qui partent de la place principale donc tout cool…
On passe chez Pierre récupérer notre œuvre d’art bien emballée pour 3 semaines de voyage (!!!). Pendant qu’il nous offre un super cocktail “banane-orange-pomme-pamplemousse”, il nous raconte les trajets peu réjouissants en collectivos coincé entre deux matrones, leurs paquets de popcorn géants et la pêche de la veille…et nous conseille de trouver un vrai bus…
Message enregistré; on rentre à l’hôtel et là, un vrai bus n’attend que nous! On va chercher nos sacs en catastrophe pendant que Julien va acheter…les trois dernières places! piouffff !!!
Arrivée à la Paz…stupéfiant !!!On arrive sur El Alto, la partie haute de la ville où vivent surtout des indiens et ou s’installent tous ceux qui arrivent des campagnes. On est encore à 4000 m d’altitude…le reste de la ville s’étage dans un immense canyon encaissé jusqu’à 3200 m d’altitude…c’est la seule ville du monde où les riches résident en bas de la ville et les plus pauvres tout en haut…conditions climatiques obligent: 800m de dénivelé, ça compte ! La ville semble donc s’organiser dans une immense cuvette entourée de massifs enneigés de plus de 6000m de haut…
Pas trop le temps de s’émerveiller…à peine descendus du bus, la police touristique nous tombe dessus, nous arrête un taxi et nous met dedans en nous disant de ne pas traîner dans ce quartier…OK…super rassurant…
On se fait directement déposer chez Ludo, un français, ancien cuistot, qui a monté un “appart-hôtel” dans un quartier calme et dont Mélanie nous avait donné les coordonnées. Mate de coca pour faire connaissance et puis petit tour du propriétaire…les appart’ sont vraiment chouettes, chacun a sa propre déco, on s’y sent tout de suite bien. L’hôtel est complet pour ce soir mais il y a eu un désistement pour les deux jours suivants dans une petite maison que Ludo loue un peu plus loin. On reviendra donc demain.
Avant de partir en quête d’un hôtel dans le centre, on va manger une salade avec Ludo et un de ses amis de passage, Stéphane…qui n’est autre que le proprio du nomade, le bar de Cusco! C’est vrai qu’ils se connaissent tous, ces expat ! C’est calme, il fait beau…rien à voir avec les descriptions un peu alarmantes qu’on nous avait fait de cette ville!
On va récupérer nos sacs et on part pour un hôtel du centre qui semble bon marché. Ah, ça, ce n’est pas cher! Le toit est une simple bâche trouée par laquelle on voit passer les pigeons…mais bon, ce n’est pas la saison des pluies et tant que les trous ne sont pas au-dessus du lit, on ne risque pas de se prendre des crottes sur la tête…Et puis, c’est pour une nuit et il y a de l’eau chaude dans les douches communes…finalement, ça serait presque le luxe!
On part à la découverte de la zone touristique de la ville…nous qui pensions faire des folies de shopping ici (enfin moi surtout…), ce n’est pas gagné !!! Dans toutes les boutiques, les mêmes bonnets péruviens avec les éternels lamas, les sacs avec les lamas, les châles “garantis en alpagas”…avec des lamas! On n’aime pas!
Heure du dîner, on cherche où manger quand on tombe sur Félix, un cireur de chaussures de 18 ans qui s’assoit avec nous et nous raconte un peu sa vie. Il est sympa et nous montre des photos de sa famille et de ses nombreuses conquêtes parmi les touristes. (!!!) Finalement, Julien se fait cirer les pompes et on lui laisse un peu de sous. On a donc tous passé un bon moment…
Après un choix de resto peu concluant, on rappelle Ludo pour savoir où a lieu la soirée dont il nous avait parlé le midi. Il nous dit qu’on ne trouvera jamais tous seuls, qu’il vaut mieux qu’on les rejoigne chez lui…Evidemment, la soirée de Ludo, c’est dans un bar qui n’a pas sa licence…un bar clandestin sans enseigne quoi…on pouvait toujours demander aux taxis! Encore un endroit où on a envie de passer du temps…organisé comme une vraie maison; on se choisit une chambre, on s’y pose avec ses potes dans les gros canapés au milieu des radios des années 50, des malles du Titanic, des mégaphones et autres pièces de musées abracadabrantes disposées partout; au programme, musique latino et caïpirinia.
4h30…la nuit passe vite sous les tropiques! En plus, aucun taxi ne veut nous ramener dans le centre puisque de nombreuses routes sont bloquées…demain, c’est carnaval!
On en trouve finalement un qui a pitié de nous…
Quelques heures sous la bâche tout de même!
J13 : xx juillet 2007, Home, sweet home…
Réveil en douceur…aujourd’hui, pas d’impératif. En plus, y’a de l’eau chaude alors on en profite !!!
Après un p’tit dèj’ au café du coin, taxi jusque chez Ludo…On ne traine pas trop quand même…les musiques du carnaval se fait déjà bien entendre et la ville ne va pas tarder à être bloquée.
Après un petit mate, on s’installe enfin “à la maison”. Ah, poser son sac 2 jours au même endroit, super confort, vraie douche chaude à toute heure de la journée…On est bien!
On repart ensuite vers le centre se plonger dans l’atmosphère festive du jour…bien sûr, plus aucun taxi ne veut nous y conduire…on ira donc à pied, dans ce sens-là ça va, ça descend!
C’est le carnaval des étudiants sponsorisé par la cusquena (bière locale). Les costumes sont incroyables et les étudiants super nombreux. Apparemment, ils sont obligés de participer à cette fête traditionnelle sous peine d’une mauvaise note à un de leur module…C’est l’occasion pour les garçons de découvrir que toutes les filles d’Amériques du sud ne sont pas énormes…bien au contraire…comme quoi, on ne doit pas manger que des beignets gras à toutes les heures de la journée dans les classes sociales qui ont de quoi envoyer leurs enfants à la fac. Ce qui est curieux, c’est que cette fête est payante! Tout le parcours des étudiants est bâché et entouré de bancs…Pour lesquels il faut payer 10 soles la place! La fête attire un monde fou mais beaucoup se contentent donc de flâner au milieu des innombrables stands de nourriture…et de bonnets péruviens avec des lamas!
Nous on voulait s’acheter des goretex à petit prix (enfin, un équivalent) …c’est raté…tous les magasins sont fermés! Notre recherche nous aura quand même fait découvrir tous les aspects de la zone commerçante avec ses vendeurs de baignoires, de gâteaux, de PQ (!!!), de jus de fruit…toujours regroupés par catégories de produits. Le marché aux sorcières est le plus perturbant puisqu’en plus des tas d’herbes de toutes sortes, elles vendent des fœtus de lamas séchés (beurk!) nécessaires aux cérémonies de bénédiction des maisons…petite ballade donc au milieu des fœtus…ambiance!
Après notre après-midi de shopping à fort dénivelé (beaucoup plus fatiguant que Paris un jour de soldes!), petit dîner bien mérité et retour dans notre petit nid douillet…
J14 : xx juillet 2007, La vie à la Paz selon Ludo
10h, le téléphone sonne…on avait oublié que ça existait ce truc la …pour une fois qu’on dort dans un endroit où il n’y a pas un bruit pour troubler notre sommeil du matin, on met un peu de temps à réagir…heureusement, Julien est plus vif que nous au réveil et réussi à décrocher à temps : c’est Ludo, il va faire son marché à El Alto et se demande si on veut venir avec lui…évidemment!
On saute du lit à la douche et de la douche à l’hôtel de Ludo pour un petit dej’ de folie: y’a du vrai beurre salé, c’est la fête !!! Et comme tous les boulangers sont bourrés de la fête de la veille (apparemment, la fête pour les boliviens est sans demi-mesure…) pas de pain frais donc Marcilla nous fait du pain grillé…Comme quoi le luxe, ça tient à pas grand-chose!
Nous voici donc frais et pimpants sur les baskets de Ludo en direction Del Alto…vraiment l’endroit où on n’aurait jamais mis les pieds tous seuls!
Le marché est immense, toujours organisé par catégories d’articles…on y trouve de tout: à manger évidemment, des vêtements, des ustensiles de cuisines, des appareils photos et iPod (qui viennent surement de la récolte touristique de la fête de la veille…) et des tas de meubles qui feraient pâlir d’envie nos brocanteurs… Ludo a l’œil pour meubler ses appart’ à petit budget…pour moins de 100 euros, on repart avec 2 tables, 1 super canapé, 2 lampes, 2 fauteuils, et une commode. Des ados se baladent sur le marché avec des grosses brouettes pour transporter les meubles aux portes du marché…et là, les taxis prennent le relai…c’est fou ce qu’il peut loger dans une voiture!
Après avoir déposé notre marché à l’hôtel, on part pour la zone Sud de la Paz où les familles de tous les milieux sociaux se retrouvent le dimanche midi pour déguster le chincharron. Le matin, on y amène les cochons, on les tue, on les découpe, on les fait confire dans des gosses marmites de graisse et voilà : un chicharron de cerdo (porc) servi avec du choclo (maïs des Andes à gros grains…c’est avec ça qu’ils font aussi leurs popcorn géants). On vient le manger sur place ou on l’emporte pour le déguster en famille à la maison. Super convivial et à un prix défiant toute concurrence!
On va ensuite flâner du côté des magasins chics qui font des articles en alpagas…mais sans motifs de lamas partout…
Pause-café…
…puis apéro-diner-digestif pour une bonne soirée au petit resto d’à côté…
Dodo